A l'echelle humaine, on peut dire que la naissance ouvre une période où nous aurons à " subir pour avoir " . C'est la logique interne de cette tranche d'âge, jusqu'à l'adolescence. Subir, c'est-à-dire être dépendant pour l'obtention des choses nécessaires à notre survie: biens matériels, soins, affection, informations. Et selon notre contexte, cette phase peut nous pourvoir plus ou moins bien.
Puis survient l'adolescence, dans une évolution normale où on entre dans une logique " d'avoir pour agir " . L'adolescent mobilise ses ressources pour passer à l'action, et se faire sa place dans la vie, hors du lien familial. Puis c'est l'âge adulte et ses conquêtes, dans une compétition avec les autres, et le besoin de prouver son existence, sa valeur et d'être reconnu par l'extérieur. C'est par la comparaison aux autres que cette reconnaissance s'obtient; nous sommes poussés à faire mieux que les autres, nos références sont externes.
A quarante ans, se pose en général et de manière radical, la question du sens de la vie: à quoi sert ce que j'ai fait jusqu'ici ? Le regard des autres ne suffit plus et c'est par rapport à nos désirs les plus profonds que l'attribution du sens se fera. C'est le moment où on désire identifier nos " vraies " valeurs, nos aspirations essentielles, en s'appuyant sur une reconnaissance sans cesse affinée des émotions, des sentiments, de l'intuition, des convictions les plus intimes et de décider alors des actions et réalisations qui soient vraiment en accord avec ce niveau-là de perception de soi. Ainsi, on ne se compare plus aux autres, mais à soi-même, nos références sont internes.
Le développement professionnel tient plutôt de la logique du " avoir pour agir " alors que le développement personnel tient sans doute plus de la logique du " agir pour être ". L' un est au service de l'action, il vise l'efficacité, l'utilitaire, il participe à l'accumulation de l' avoir, il est de l'ordre de la production, de la compétitivité, de la conquête, de la conquête de marchés entre autre, pour le développement des richesses matérielles, de l'individualisme. Il est une étape incontournable. L'autre, la logique du " agir pour être ", c'est entrer dans le monde de la création. Création de richesses non plus matérielles, mais sensibles, telles que les relations humaines, la création de soi, de valeurs et de projets. C'est de l'ordre de la singularité, de l'individuation et de la parité. C'est par une comparaison à soi-même, par rapport au chemin parcouru ou à un idéal représenté par la direction qu'on souhaite s'aligner au monde du sensible, aux sentiments intimes et intérieurs.
Ainsi, on peut mieux comprendre comment s'articulent " développement des compétences professionnelles et développement personnel, de la même manière que s'articulent " procédures et processus ". Entre les deux, le même changement radical de plan. On passe ici, du concret, du matériel, " le monde de l'avoir ", à l'abstrait, au subtil, " le monde de l'être ". Lequel monde va évidemment se manifester aussi sur le plan concret et donc modifier les anciennes manières de voir, de percevoir, de sentir, et engendrer un comportement nouveau.
Par différence entre " avoir pour agir " et " agir pour être ", on constate que le développement personnel relève de l'être, de l'intérieur et de la référence interne qui se manifeste à travers les émotions, sentiments, intuitions, aspirations et valeurs, manifestations extrèmement précieuses de ce qui est le plus profond et qui est encore plutôt réprimé. Les émotions vont donc être au centre des formations, des stages de développement personnel; en somme, on va apprendre à les écouter (prendre connaissances), à les reconnaître (possibilité de se projeter) et à les traduire (analyser pour mieux communiquer). D'autre part, les émotions sont aussi le résultat, la conséquence de l'action: la reconnaissance du " professionnel " engendre la satisfaction du " personnel ". La satisfaction du plan personnel engendre des actions de régulation interne qui sont de plus en plus reconnues dans le monde professionnel ce qui rejoint ce qui a été dit précédemment. Le plan émotionnel de l'être humain, dont la valeur sous-jacente est construite sur la notion du choix de l'être - avec la maturité comme référence - semble être un plan qui prend une dimension nouvelle. Une meilleure connaissance de soi, de ses valeurs et une position de référence intérieure permettent une meilleure articulation avec des projets qui aient une signification forte et du même coup, facilite le passage à l'action.
Puis survient l'adolescence, dans une évolution normale où on entre dans une logique " d'avoir pour agir " . L'adolescent mobilise ses ressources pour passer à l'action, et se faire sa place dans la vie, hors du lien familial. Puis c'est l'âge adulte et ses conquêtes, dans une compétition avec les autres, et le besoin de prouver son existence, sa valeur et d'être reconnu par l'extérieur. C'est par la comparaison aux autres que cette reconnaissance s'obtient; nous sommes poussés à faire mieux que les autres, nos références sont externes.
A quarante ans, se pose en général et de manière radical, la question du sens de la vie: à quoi sert ce que j'ai fait jusqu'ici ? Le regard des autres ne suffit plus et c'est par rapport à nos désirs les plus profonds que l'attribution du sens se fera. C'est le moment où on désire identifier nos " vraies " valeurs, nos aspirations essentielles, en s'appuyant sur une reconnaissance sans cesse affinée des émotions, des sentiments, de l'intuition, des convictions les plus intimes et de décider alors des actions et réalisations qui soient vraiment en accord avec ce niveau-là de perception de soi. Ainsi, on ne se compare plus aux autres, mais à soi-même, nos références sont internes.
Le développement professionnel tient plutôt de la logique du " avoir pour agir " alors que le développement personnel tient sans doute plus de la logique du " agir pour être ". L' un est au service de l'action, il vise l'efficacité, l'utilitaire, il participe à l'accumulation de l' avoir, il est de l'ordre de la production, de la compétitivité, de la conquête, de la conquête de marchés entre autre, pour le développement des richesses matérielles, de l'individualisme. Il est une étape incontournable. L'autre, la logique du " agir pour être ", c'est entrer dans le monde de la création. Création de richesses non plus matérielles, mais sensibles, telles que les relations humaines, la création de soi, de valeurs et de projets. C'est de l'ordre de la singularité, de l'individuation et de la parité. C'est par une comparaison à soi-même, par rapport au chemin parcouru ou à un idéal représenté par la direction qu'on souhaite s'aligner au monde du sensible, aux sentiments intimes et intérieurs.
Ainsi, on peut mieux comprendre comment s'articulent " développement des compétences professionnelles et développement personnel, de la même manière que s'articulent " procédures et processus ". Entre les deux, le même changement radical de plan. On passe ici, du concret, du matériel, " le monde de l'avoir ", à l'abstrait, au subtil, " le monde de l'être ". Lequel monde va évidemment se manifester aussi sur le plan concret et donc modifier les anciennes manières de voir, de percevoir, de sentir, et engendrer un comportement nouveau.
Par différence entre " avoir pour agir " et " agir pour être ", on constate que le développement personnel relève de l'être, de l'intérieur et de la référence interne qui se manifeste à travers les émotions, sentiments, intuitions, aspirations et valeurs, manifestations extrèmement précieuses de ce qui est le plus profond et qui est encore plutôt réprimé. Les émotions vont donc être au centre des formations, des stages de développement personnel; en somme, on va apprendre à les écouter (prendre connaissances), à les reconnaître (possibilité de se projeter) et à les traduire (analyser pour mieux communiquer). D'autre part, les émotions sont aussi le résultat, la conséquence de l'action: la reconnaissance du " professionnel " engendre la satisfaction du " personnel ". La satisfaction du plan personnel engendre des actions de régulation interne qui sont de plus en plus reconnues dans le monde professionnel ce qui rejoint ce qui a été dit précédemment. Le plan émotionnel de l'être humain, dont la valeur sous-jacente est construite sur la notion du choix de l'être - avec la maturité comme référence - semble être un plan qui prend une dimension nouvelle. Une meilleure connaissance de soi, de ses valeurs et une position de référence intérieure permettent une meilleure articulation avec des projets qui aient une signification forte et du même coup, facilite le passage à l'action.

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