mercredi 9 avril 2008

Compétences personnelles et activité professionnelle

Peut-on dire que les compétences personnelles sont des métacompétences, et que le champ de l'activité professionnelle n'en est qu'un terrain d'application?
Une piste qui paraît intéressante, est celle consistant à considérer les logiques propres au développement personnel et professionnel. En effet, si ces champs ont leurs logiques propres, et qu'ils servent chacun leurs buts avec chacun leurs moyens, peut-être pourra-t-on mieux les différencier.
Une représentation cyclique du développement peut être envisagée. Ce cycle est pris dans une spirale et les choses se déroulent selon une logique propre, interne au système. Et ensuite, elles atteignent un sommet par exemple. Mais il n'y a pas reprise du cycle tel quel car tout est pris dans le mouvement et les choses évoluent; elles ont évolué: la spirale impose sa logique dans le cycle qui reprend de manière ciculaire mais pas totalement circulaire. La logique, qui pouvait être un support, une aide à la réalisation, finalement n'en est pas vraiment une. On peut faire le constat que la suite des choses à varier et s'invente d'elle même. Le sens des choses change imperceptiblement et s'il y avait un but à poursuivre, il serait toujours à atteindre.
Ce qu'on peut prédire maintenant, c'est que ce n'est pas leur logique propre qui est à considérer mais plutôt leur processus d'évolution ou les limites de leur mode d'expansion. Un des symboles sociétales forts est bien entendu l'argent, symbole de puissance qui se traduit dans la logique de la spéculation. Actuellement, ce mode d'expansion approche de ses limites: chacun souhaite sa place au soleil, mais la logique de conquêtes n'est-elle pas à terme une logique d'exclusion qui tourne en rond ?
Que constate J. de Ronay : " Un renversement des procédures actuelles de nature descendante (politiques, technocratiques, plans, programmes) vers des approches ascendantes (mouvements associatifs, vie communautaire, démocratie participative) basées sur d'autres valeurs sont de nature à fonder le nouveau sens de la collectivité ". De nouvelles conceptions sont aussi en germe dans le monde des entreprises, par exemple, les entreprises apprenantes. A ce sujet, E. et C.Laszlo écrivent: " La culture des entreprises a commencé à passer d'une concentration exclusive sur les potentialités du marché et de la rentabilité de l'investissement à des considérations relatives à ce qui peut le mieux servir les intérêts de l'entreprise dans le cadre de son milieu sociale et écologique. Au vue des liens étroits qui s'intensifient rapidement entre les entreprises actuelles, la société et la Nature, ce déplacement n'est pas une poussée d'idéalisme, mais constitue une évaluation nouvelle et plus éclairée de ce qui est vraiment l'intérêt le plus grand des entreprises ". La question du passage d'une école de la sélection à une école de la vie révèle tout son intérêt au moins dans le fait de l'avoir posé.

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